VerbalKint\'s blog







Creative Commons License.

Add to Technorati Favorites

Je parlais la semaine dernière des différentes plateformes applicatives de veille sur le forum "emarketinginfluence" avec Joël quant à la délicate question de leur évaluation nous sauta aux yeux. C’est alors que je me lançai dans une réactualisation de mes connaissances en fouillant sur le Web…


Après avoir consulté quelques documents en ligne (thèses, cas d’entreprise, livres blancs…), une évidence me sauta aux yeux : la meilleure méthode d’évaluation proposée de semblait être celle proposée par le Secrétariat Général de la Défense Nationale, plus précisément par l’intermédiaire du service du Haut responsable à l’intelligence économique (HRIE), Monsieur Juillet.

En effet, après sa nomination fin 2003, celui-ci se mis en quête de professionnalisation de la fonction IE, aussi bien dans le monde privé qu’au niveau des pratiques de la fonction publique. C’est à cette fin que le HRIE a mandaté un groupe de travail interministériel dédié aux logiciels de traitement et de valorisation de l’information, dont les outils de veille stratégique se situent en bonne position. Différents travaux ont été réalisés à ce jour :

• Une «grille» d’aide à la formulation du besoin de l’utilisateur reprenant l’ensemble des composantes d’une politique de veille, sous la forme d’une infographie descriptive des différentes fonctions attendues. Une bonne base de départ pour les néophytes appartenant aux différentes fonctions impactées par la mise en place de tels outils dans l’organisation.

• Un catalogue des savoir-faire, diffusé par le CIGREF, recensant l’ensemble des acteurs industriels de ce secteur (entreprises françaises ou étrangères et laboratoires de recherche français), afin de permettre à l’État de suivre ce marché très important pour l’accomplissement de ses missions et aux entreprises d’avoir un panorama, le plus complet possible, du marché.

• Une grille d’aide à l’évaluation des logiciels de traitement de l’information reprenant les différents aspects nécessaires à la rédaction de cahiers des charges, mettant en avant les fonctionnalités attendues, les aspects techniques, le budget ou encore le cadre général nécessaire.

Enfin, je me dois de signaler une très bonne démarche, réalisée dans le cadre d’un mémoire intitulé «Quel apport des professionnels de l'Information Scientifique et Technique dans le dispositif de veille d'un organisme de recherche ?» de Corinne Brachet-Ducos dont l’annexe nous fournit une grille d’analyse particulièrement riche et efficace.

Et vous, connaissez-vous d’autres sources susceptibles d’alimenter cette réflexion ?

Les entreprises, institutions ou organismes basent une partie de leurs politiques de gestion des ressources humaines sur la culture du secret. Culture du secret des rémunérations, des contrats, des avantages divers ou de la gestion de carrières, c'est tout un pan de l'économie qui se voit aujourd'hui contraint de faire face à une vague de transparence issue des outils du Web 2.0. Des outils participatifs, sur lesquels professionnels, intermédiaire ou encore salariés s'expriment à foison, langue déliées et chiffres en avant. Intéressons-nous de plus près à ces applications vivant de contenus générés par les utilisateurs (UGC) qui feront certainement le bonheur des chercheurs d’informations de tous ordres…


Les forums

La conversation autour des thèmes liés à l’emploi est forte et dense sur Internet. Leur meilleur terrain d’expression reste les forums, qui permettent une relative confidentialité de la démarche de publication sans exigence de réactivité. De plus, ce type de média social est historique et désormais bien ancré dans la culture de l’information en France. Bien plus qu’un groupe sur Facebook, par exemple, encore trop connoté « jeune » et surtout relié à l’identité de la personne. Qu’ils soient spécialisés (forums d’écoles, d’institutions, dédiés à l’emploi) ou encore généralistes, on retrouve sur les forums un nombre d’informations et de retour d’expérience incroyable. Il n’y a qu’à se rendre sur le forum Hardware pour se faire une idée des conseils en matière d’entretiens, de salaires pratiqués à l’embauche, de démarches aux prudhommes ou encore de rumeurs sur tel manager ou secrétaire.

Les sites de notation

Les sites de notation sont apparus depuis quelques années en France, à l’image de StageCritics, qui fit rapidement office de pionnier en offrant la possibilité aux stagiaires en faisant part à la communauté des avantages et défauts du stage suivi. On connaît l’importance que représentent les jeunes diplômés pour une entreprise en matière de renouvellement des compétences et de recrutement, on imagine donc facilement quel impact un tel système pouvait avoir. Le site existe toujours mais ne semble pas avoir réellement explosé, l’ergonomie comme les fonctions de base (notes, forums) restant inchangées. Un nouvel acteur est apparu récemment, NoteTonEntreprise, qui propose aux internautes d’évaluer la performance des entreprises pour lesquels ils travaillent. Une notation qui se fait une fois encore de manière anonyme, selon des critères de notation (Salaire, Respect, Avantages, Sécurité…) mais aussi grâce à un espace de commentaires librement utilisé par l’internaute pour détailler son avis.

La relation employeur/employé est donc en train de s'inverser en France, grâce aux sites 2.0. Mais il reste encore du chemin à faire, la référence absolue en la matière restant pour moi le site américain Glassdoor. Le site se veut international et propose des opinions par pays et même par région. Il est volontairement séparé en deux parties : l’une dédiée aux avis, l’autre au financier. Les avis sont centrés soit sur la personnalité du directeur général, soit sur les conditions de travail dans l’entreprise. Ils dépassent généralement les 10 lignes et son même accompagnés d’une mention à l’usage des représentants de l’entreprise, afin d’en améliorer la prestation. Un état d’esprit tout à fait différent de l’Europe, où une telle ouverture semble encore impensable. Et un aspect très qualitatif indéniable. Côté financier, le site innove encore en proposant aux internautes de donner leurs salaires, leurs expériences, leurs postes, leurs localisations. En fonction de l’ensemble de ces informations, l’internaute pourra non seulement avoir une idée précise des conditions financières qui l’attendent, mais aussi d’une moyenne assez représentative du marché. Impressionnant.

La tendance est lourde et ne devrait faire que progresser dans les mois et années à venir : toute personne disposant d’une connexion à Internet peut désormais exprimer son mécontentent, avancer des preuves de ses paroles, communiquer des données confidentielles et ainsi attaquer la réputation d’une entreprise. Un état de fait qui impacte fortement le domaine des ressources humaines, en bien (transparence, communication, communauté) comme en mal (confidentialité, rumeurs, recrutement). Un état de fait qui milite encore une fois pour la création de fonctions 2.0 en entreprise ? Affaire à suivre...

Le marché des solutions de veille stratégique en France est relativement morcelé, en termes d’organisation des pratiques dans les entreprises, de composition du marché comme de prestation de service. La question de son évolution se pose fréquemment pour l’ensemble des professionnels du secteur, avides de positionnement commercial, approche marketing, lancement de produit ou encore mise à jour d’application pour qui l’adéquation à la demande reste la première des priorités.


BAROMETRE DIGIMIND 2008 - PRATIQUES DE VEILLE DES GRANDES ENTREPRISES
Le baromètre Digimind, réalisé avec le concours de l'IAE d’Orléans, répond à cette demande et dressant un panorama qualitatif et quantitatif des pratiques de veille dans les grandes entreprises françaises, celles du CAC40. Le document, qui fait suite à une première édition en 2007, est le résultat d'une étude de six mois au sein des services, directions et autres centres de compétence des fleurons de notre économie.

Une approche exclusive, puisque basée sur un échantillon restreint, qui me semble juste tant le développement de ce type de démarche semble conditionné par les enjeux stratégiques, l’organisation mise en place, les ressources et budgets alloués à ce type de politiques. Néanmoins, on comprendra que le baromètre se fixe pour objectif l’analyse des réseaux et solutions mises en place dans les organismes les plus à l’avant-garde, et non pas d’être le reflet de la situation réelle des entreprises réelles, où les PME/PMI peuvent par exemple exceller dans ces domaines.

Le document, après avoir détaillé la méthodologie de l’étude, analyse le fonctionnement des cellules responsables de la veille dans les organisations. On y constate le rattachement le plus souvent aux directions marketing/communication, on y comprend le fonctionnement interne en matière de ressources humaines et d’échange de flux d’informations. L’étude se penche par la suite sur les problématiques auxquelles les entreprises se trouvent confrontées, les types d’outils dont elles se dotent et les politiques définies par les dispositifs de veille.

L’innovation apparaît alors comme la grande tendance émergente de cette édition, même si le besoin était déjà listé parmi les priorités de l’édition 2007. La participation au processus de recherche de produits, solutions ou technologies émergentes apparaît donc comme primordial, d’autant plus en temps de crise, où le retour sur investissement se fait de plus en plus pressant. Problématique bien connue des spécialistes, qui touche ainsi indirectement les cellules chargées de la conduite de la veille stratégique, concurrentielle, marketing, sociétale…

L’étude s’attarde ensuite longuement sur les outils utilisés par les spécialistes de l’information et confirme la tendance latente de la professionnalisation des applicatifs, même si les sites gratuits dédiés à la recherche d’informations tiennent toujours la corde. Elle détaille longuement les flux surveillés, leurs périmètres et l’évolution de l’organisation des cellules de veille en entreprise. Enfin, la satisfaction des départements est même évaluée, de manière plutôt sévère d'ailleurs. Une note pessimiste immédiatement pondérée par une statistique intéressante, mettant en avant les efforts d’évolution et d'optimisation de plus en plus importants faits par les entreprises.

Et c’est bien ce qui compte.

Un document qui apporte sa pierre à l’édifice de la compréhension du secteur, directement accessible depuis le site de l’éditeur.

Le réseau social professionnel américain LinkedIn a annoncé mardi en conférence de presse le lancement de sa version française. Le soir même, autour d’une table près des Champs-Elysées, l’équipe dirigeante recevait une dizaine de bloggeurs spécialistes afin de recueillir leurs premières impressions et d’amorcer diverses conversations autour du développement du service 2.0. J’étais présent.


RENCONTRE DE L’EQUIPE DU RESEAU SOCIAL LINKEDIN POUR LE LANCEMENT DE LEUR INTERFACE EN FRANÇAIS
LinkedIn est le premier réseau social mondial et européen dédié au réseautage entre professionnels. Inscrit depuis plusieurs années, passionné par leurs secteur d’activité, par leur approche en matière de gestion de communautés ou encore par les usages associés à leur interface, j’étais particulièrement heureux de rencontrer Reid Hoffman, le fondateur, Kevin Eyres, DG Europe, et de Jean-Luc Vaillant, Directeur technique en compagnie d’éminents bloggeurs.

Des bloggeurs triés sur le volet par l’agence de relations publiques « I&E », grâce à Laëtitia, Charlotte et François, selon des méthodes gardés secrètes malgré nos questions persistantes ! Étaient donc présents : Fadhila, Guillaume, Fred, Bertrand, Laurent, Jacques, François, Richard et Emmanuel. L’équipe de LinkedIn décidait alors de tourner autour de la table durant la soirée afin de rencontrer tout le monde, à intervalles régulier. C’est ainsi que je me retrouvais assis tour à tour à côté de Kevin, de Jean-Luc et puis de Reid au cours de la même soirée.

L’annonce officielle était donc orientée avant tout sur le lancement de la version française de LinkedIn, qui consiste – tout comme pour la version espagnole – à une traduction mot à mot de la version d’origine. Une démarche de traduction de l’anglais vers le français délicate, d’après Jean-Luc, tant les terminologies peuvent s’avérer différentes entre pays. Une interface qui reprend donc l’ensemble des fonctionnalités de LinkedIn, avec une base de contenus vidée pour les services communautaires tels que les questions/réponses, les sondages ou encore les forums de groupes. On repart en France avec une version à blanc, et c’est tant mieux. Tant mieux, même si la majorité de bloggeurs présents avouaient avoir sans doute du mal à passer à une version française après tant d’années passées dans la langue de Shakespeare...

La discussion évoluait alors sur le thème des habitudes d’utilisation des réseaux sociaux en France. Comme le soulignent pas mal de mes camarades, le thème du positionnement par rapport à Viadeo était bien présent. L’approche régionale de leur principal concurrent était au cœur des débats. La question de l’évangélisation du marché français en matière d’utilisation professionnelle des médias sociaux soulevant bon nombre d’interrogations, pour Kevin comme pour nous. J’abordais alors la thématique du recrutement, leur espace dédié à la diffusion d’offres d’emploi faisant partie prenante de leur stratégie de monétisation. Une activité encore négligeable à l’égard des revenus de la société mais en forte progression. Enfin, nous terminions le débat par aborder les nouveaux moyens d’accéder au service, que ce soit les RSS, les alertes ou encore la politique d’applications de LinkedIn.

Au moment où les Iphoneurs sortaient leurs applications LinkedIn, Reid s’installait à son tour dans notre coin de table. Nous parlions alors de protection des données individuelles collectées sur chacun, de sécurité de son applicatif et d’exploitation de pouvaient en faire les analystes en intelligence économique. Peu de commentaire de sa part, même si je voyais son œil briller à l’évocation de ces sujets.

Une très bonne soirée, donc, avec beaucoup de rencontres et de conversations intéressantes, qui nous en dit un peu plus sur la politique d'expansion du réseau social en Europe.

Rédigé par Verbal Kint le 27/11/2008 à 18:05

Il est toujours intéressant de franchir l'océan atlantique afin d'étudier ce que font les principaux acteurs de l'intelligence économique là-bas. Par exemple, BzzAgent, agence de buzz US dont j'entends de plus en plus parler, ce serait un comble, aussi bien pour la puissance de son réseau d'agents que pour son organisation interne totalement tournée vers le collaboratif et une approche client personnalisée.


BZZAGENT, RESEAU DE BOUCHE A OREILLE AMERICAIN, FAIT SON BUZZ EN LIGNE
Le site Web expose l'approche de BzzAgent : générer du buzz pour des marques de grande consommation en s'appuyant sur un réseau de personnes volontaires pour tester, analyser et recommander ces même produits à leurs entourages respectifs. En bref, on travaille ici sur le pouvoir de la recommandation, l'exploitation de communautés, la confiance qui unit deux personnes liées, qui les amènera à déclencher un acte de consommation direct ou indirect.

La vidéo que l'on trouvera sur YouTube, assez dynamique, montre comment l'agence procède en s'appuyant sur divers reportages télévisés, chose encore assez rare en France, et sur le témoignage de Bzz Agents dédiés à leur cause : celle de la recommandation. Le PDG de l'agence, Dave Balter, s'exprime également beaucoup, ce dont nous n'avons pas particulièrement l'habitude en Europe.

Enfin, le blog BeeLog nous laisse entrer dans la ruche grâce à une approche totalement libre de l'activité en cours dans l'agence. On y retrouve des informations corporate, des comptes-rendus de discussion, des impressions d'écran, des dessins...un fourmillement d'idées.

Mais qui me touche particulièrement, ce sont les termes employés par la voix off : "buzz" au lieu de "rumeur", "opportunité" au lieu de "risque", "mesure" au lieu d'"analyse"... Un état d'esprit que je trouve assez optimiste, comparé au pessimisme ambiant qui entoure chaque cas d'école promu en Europe... Mais peut-être en suis-je, en sommes-nous tous, insidieusement porteurs....?

Bref, attendons-nous à avoir des nouvelles de BzzAgent sous peu.
Ils m'ont l'air diablement innovants.

1 2 3 4 5 » ... 18







BoutonsWeb20