NICOLAS PRINCEN, PREMIER VEILLEUR POLITIQUE DE FRANCE ?
Semaine blanche sur ce blog, vraiment trop de travail pour écrire. Mais je me tiens informé, et souhaite vous parler de veille politique sur Internet. J'avais déjà abordé le sujet aux mois d'avril/mai dernier, alors que les buzz, détournements, campagnes de communication et autres contre-argumentaires volaient un peu partout sur le Web, avec plus ou moins de confidentialité. Les principaux partis politiques pensaient alors veiller à la défense de leurs candidats nationaux, les petits partis comptaient quant à eux sur le réseau des réseaux pour mettre en avant leurs champions. C'était le temps de la campagne présidentielle. Puis le thème s'était éloigné de nous, malgré les récentes municipales.
Et puis voilà. En fin de semaine dernière, l'Elysée communique maladroitement sur la formation d'une équipe dédiée à la surveillance du Web, en des termes plutôt étonnants :
"Surveiller tout ce qui se dit sur la Toile, de traquer les fausses rumeurs et de déjouer toute désinformation à l'encontre du Président. L'objectif: contre-attaquer aussitôt.".
A la tête de cette cellule est censé se trouver alors Nicolas Princen, jeune Normalien et diplômé HEC déjà impliqué dans l'animation de la Web-TV du candidat Nicolas Sarkozy. On le voit notamment apparaître sur plusieurs vidéos, micro à la main, prêt à interviewer quelques soutiens au candidat. Fort de ce succès, le site ayant permis à son niveau de communiquer et donc de participer à la victoire du candidat, Nicolas Princen s'est donc vu récompensé. Récompensé ?
On peut se poser la question, tant la mission paraît ambitieuse, voir hasardeuse. On imagine bien comment les conseillers du Président essaient tant bien que mal d'analyser la chute de la côte de confiance, en fustigeant les médias, experts...et internautes, adeptes du détournement de sens que les outils technologiques leurs offrent à moindre frais. On imagine bien comment ils en sont venus à parler d'image, de notoriété, de vecteurs de communication de ces déstabilisations, rumeurs et autres informations au caractère viral indéniable. Et on imagine donc bien comment la réflexion est née, comment le désir de constituer une force de surveillance, puis de frappe est née dans leurs esprit, mais tout de même...
1. Si surveiller l'information qui innonde le Web ciblant la personnalité du Président semble quasiment impossible, se doter de moyens pour mettre en œuvre une veille pertinente le semble encore plus. On peut donc se demander de quels moyens dispose ce jeune diplômé, qui, au passage, ne semble pas avoir été formé spécifiquement à de telles pratiques. Les quelques heures dévolues aux cours d'intelligence économique à HEC me semblent un peu justes pour former un spécialiste, non ?
2. L'erreur de communication en est-une ? S'agit-il vraiment d'une prise de conscience de la puissance d'Internet comme vecteur d'image, dans le bon comme dans le mauvais sens ? S'agit-il d'une tentative d'occuper le terrain sur le Web, en concentrant le buzz sur les moyens plutôt que sur le fond ? Ou s'agit-il d'une simple erreur de communication de l'Elysée ?
3. Le buzz généré autour de cette histoire est particulièrement efficace car les bloggeurs se sentent épiés, regardés, menacés. Epiés : qu'ont-ils à cacher ? Regardés : n'es-ce pas l'un des objectifs du blog ? Menacés : les récentes affaires comme celles de Fuzz font mal au coeur, mais es-ce pour autant révélateur d'un véritable danger ? Respirons un coup, rien ne nous empêche encore de nous exprimer, pas même Nicolas :-D
4. La constitution d'une équipe dédiée aux pratiques de veille stratégique est indéniablement un signe fort de compréhension des enjeux liés à l'intelligence économique. Si ce type de pratique existe depuis longtemps en communication classique, c'est bien la première fois qu'on en voit poindre le bout du nez sur le net. Une bonne chose, très clairement, à poursuivre avec encore plus d'investissement.
5. Quels sont les choix restant pour l'Elysée, dont l'annonce n'était certainement pas censée provoquer un tel bruit ? Communiquer en impliquant au maximum les "leaders" du Web français, bloggeurs et autres influenceurs ? Ouvrir un espace de discussion sur Internet ? Aller à la République des blogs ?^^ Ou se terrer dans le mutisme qu'on lui connaît jusqu'alors ?
Image J&G sur Flickr
"Surveiller tout ce qui se dit sur la Toile, de traquer les fausses rumeurs et de déjouer toute désinformation à l'encontre du Président. L'objectif: contre-attaquer aussitôt.".
A la tête de cette cellule est censé se trouver alors Nicolas Princen, jeune Normalien et diplômé HEC déjà impliqué dans l'animation de la Web-TV du candidat Nicolas Sarkozy. On le voit notamment apparaître sur plusieurs vidéos, micro à la main, prêt à interviewer quelques soutiens au candidat. Fort de ce succès, le site ayant permis à son niveau de communiquer et donc de participer à la victoire du candidat, Nicolas Princen s'est donc vu récompensé. Récompensé ?
On peut se poser la question, tant la mission paraît ambitieuse, voir hasardeuse. On imagine bien comment les conseillers du Président essaient tant bien que mal d'analyser la chute de la côte de confiance, en fustigeant les médias, experts...et internautes, adeptes du détournement de sens que les outils technologiques leurs offrent à moindre frais. On imagine bien comment ils en sont venus à parler d'image, de notoriété, de vecteurs de communication de ces déstabilisations, rumeurs et autres informations au caractère viral indéniable. Et on imagine donc bien comment la réflexion est née, comment le désir de constituer une force de surveillance, puis de frappe est née dans leurs esprit, mais tout de même...
1. Si surveiller l'information qui innonde le Web ciblant la personnalité du Président semble quasiment impossible, se doter de moyens pour mettre en œuvre une veille pertinente le semble encore plus. On peut donc se demander de quels moyens dispose ce jeune diplômé, qui, au passage, ne semble pas avoir été formé spécifiquement à de telles pratiques. Les quelques heures dévolues aux cours d'intelligence économique à HEC me semblent un peu justes pour former un spécialiste, non ?
2. L'erreur de communication en est-une ? S'agit-il vraiment d'une prise de conscience de la puissance d'Internet comme vecteur d'image, dans le bon comme dans le mauvais sens ? S'agit-il d'une tentative d'occuper le terrain sur le Web, en concentrant le buzz sur les moyens plutôt que sur le fond ? Ou s'agit-il d'une simple erreur de communication de l'Elysée ?
3. Le buzz généré autour de cette histoire est particulièrement efficace car les bloggeurs se sentent épiés, regardés, menacés. Epiés : qu'ont-ils à cacher ? Regardés : n'es-ce pas l'un des objectifs du blog ? Menacés : les récentes affaires comme celles de Fuzz font mal au coeur, mais es-ce pour autant révélateur d'un véritable danger ? Respirons un coup, rien ne nous empêche encore de nous exprimer, pas même Nicolas :-D
4. La constitution d'une équipe dédiée aux pratiques de veille stratégique est indéniablement un signe fort de compréhension des enjeux liés à l'intelligence économique. Si ce type de pratique existe depuis longtemps en communication classique, c'est bien la première fois qu'on en voit poindre le bout du nez sur le net. Une bonne chose, très clairement, à poursuivre avec encore plus d'investissement.
5. Quels sont les choix restant pour l'Elysée, dont l'annonce n'était certainement pas censée provoquer un tel bruit ? Communiquer en impliquant au maximum les "leaders" du Web français, bloggeurs et autres influenceurs ? Ouvrir un espace de discussion sur Internet ? Aller à la République des blogs ?^^ Ou se terrer dans le mutisme qu'on lui connaît jusqu'alors ?
Image J&G sur Flickr
internet
intelligence économique
influence
blogs
information
sécurité
politique
formation
marketing
lobbying
communication
buzz
europe
veille
france
espionnage
crise
verbalkint
renseignement
google
potblogie
usa
icc
réputation
web 2.0
guerilla
viral
emploi
liberté
ege
recrutement
blog
web
puissance
réseaux sociaux
recherche
inteligence économique
destabilisation
vidéo
chine
blogcafé
bloggers
microsoft
international
facebook
cyber
collaboratif
technologie
stratégie
afrique
désinformation
cartographie
relations publiques
quaero
identité
salon
harbulot
alain juillet
bloggeurs
rss
moteur
viadeo
journalisme
image
edelman
ihedn
cia
services secrets
bernard carayon
patriotisme
linkedin
criminalité
hacking
colloque
spam
protection
justice
firefox
interview
nicolas sarkozy
administration
médias
logiciels
innovation
défense
technorati
war room
guerre
accessibilité
think tanks
icann
classement
exalead
institutions
agence
nicolas chazaud
informatique
risques
podcast
marketing viral
"Think of the Internet as a weapon on the table. Either you pick it up or your competitor does – but somebody is going to get killed." -- Michael Dell, Founder & CEO of Dell Computer


Influence


