VerbalKint\'s blog







Creative Commons License.

Add to Technorati Favorites

Suite de mon article paru sur infoguerre l'année dernière : Michael Eisner vient de céder définitivement la place à son successeur, Bob Iger...


MICHAEL EISNER, SUITE ET FIN
Disney tourne la page Eisner

Bob Iger, 54 ans, l'actuel numéro deux de l'empire Mickey, succèdera à Michaël Eisner à l'automne prochain. Sa priorité : redresser sa branche cinéma.


Nouvelle humiliation pour Michael Eisner : fragilisé l'an dernier par la fronde de ses actionnaires, le PDG de l'empire Mickey avait été déchu de son titre de « président » et sommé de quitter son poste de directeur général à l'automne 2006. Aujourd'hui, le conseil d'administration exige un départ anticipé d'un an. Soit à l'automne prochain. Son successeur ? Robert « Bob » Iger, 54 ans, dont neuf au sein du numéro deux américain de la communication et des médias, et surtout dauphin déclaré depuis l'an 2000 du « roi » Eisner, qui avait pourtant longtemps contrarié son ascension au plus haut niveau.

Cette nomination d'un ex-"Monsieur Météo" est cependant loin de faire l'unanimité. A preuve, Roy Disney, l'un des neveux de l'illustre Walt, et Stanley Gold, les deux duettistes qui avaient animé la révolte interne de 2004, apprécient certes le départ avancé de Michael Eisner mais déplorent par contre le profil du futur dirigeant. Car, selon eux, la promotion de Robert Iger répondrait à un choix par défaut. Et non à une réelle ambition pour le groupe.

Or, précisément, Walt Disney, qui pèse rappelons-le quasiment 31 milliards de dollars de chiffre d'affaires et 2,3 milliards de profits, est à la croisée des chemins, notamment dans le cinéma. Cela pour deux raisons : l'une s'appelle Pixar et l'autre Miramax. Le groupe vient en effet d'essuyer l'an dernier deux flops retentissants, que ce soit avec Alamo ou le Roi Arthur, alors que l'année précédente avait été brillante avec des succès indéniables, tels Pirates des Caraïbes ou bien Le monde de Nemo ; ce dernier, propulsé au rang de plus grand succès de l'histoire du cinéma d'animation, étant coproduit avec le fameux studio d'animation Pixar. Mais, Pixar, l'émanation de la division effets spéciaux de Lucasfilm, a lâché Disney au regard d'un contrat que la société jugeait léonin. Au final, le partenariat qui liait les deux maisons ne sera pas reconduit au-delà de 2006.

L'autre souci tient à Miramax, la mini-major des frères Weinstein, longtemps grande pourvoyeuse de récompenses oscarisantes pour sa maison-mère, avant que le tandem n'éclate dans le sillage de la polémique allumée par Michael Moore et son « Fahrenheit 9/11 ». Pour l'heure, Disney épluche avec soin les modalités du divorce avec le duo Harvey et Bob Weinstein. D'aucuns estiment qu'ils pourraient obtenir une enveloppe de 100 millions de dollars pour une séparation à l'amiable.


Mon article sur infoguerre
Mon précédent post sur verbalkint.net
Article de l'Expansion

Rédigé par Verbal Kint le 16/03/2005 à 13:02







BoutonsWeb20