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LA WAR ROOM DE l'UMP
L'article de Libération ci-dessous analyse partiellement le mode de fonctionnement de la War Room du premier parti politique Français. Son candidat, Nicolas Sarkozy, bénéficie d'une structure dévouée au soutien et à la défense de son capital informationnel. Actualité, concurrents, opportunités et menaces : l'ensemble de ces données y sont traitées en temps réel par une équipe de stratèges, analystes, journalistes et communicants. La coordination de cette équipe, transversale à l'ensemble des réseaux de communication officiels tels que le Web, les porte-paroles, les réseaux de militants ou encore les députés UMP, revient à une équipe restreinte de quatre personnes (Cécilia, Claude Guéant, François Fillon et Brice Hortefeux) rendant compte au principal intéressé. Une structure pyramidale basée sur le réseautage permettant une grande efficacité du comandement. Un fonctionnement directement emprunté au monde militaire, qui tend à se développer dans les situations dites "sensibles".
Depuis début novembre, une petite équipe se réunit deux fois par semaine autour de Brice Hortefeux, ministre des Collectivités territoriales et principal lieutenant de Sarkozy, pour mouliner les scénarios de campagne et déminer les chausse-trapes. Mais «personne n'avait osé imaginer sérieusement le cas de figure que nous connaissons actuellement, avec une telle accumulation de conneries chez notre adversaire. Nous sommes déroutés», note ce dirigeant du parti qui participe à ces réunions. Autre pilier de la campagne Sarkozy, le sénateur des Hauts-de-Seine Roger Karoutchi a attiré l'attention de ses amis sur le «caractère peut-être volontaire des fautes de Ségolène Royal. Face à un candidat assuré comme le nôtre, cela pourrait être un calcul politique de sa part de jouer les naïves et les hésitantes». Du coup, l'UMP regrette de ne pas «contrôler» les snipers isolés, tel le député Lionnel Luca, qui commente quasi quotidiennement avec outrance les aventures de «Bécassine»...
Derrière ces larmes de crocodile, «personne ne pense pour autant que les choses sont pliées», comme dit Fillon. Et l'équipe mise en place pour riposter à la candidate du PS continue, deux fois par jour, à disséquer ses faits et gestes et à préparer formules chocs et argumentaires pour la contrer. Chaque matin et chaque soir, toutes ses déclarations publiques, ses interventions dans les médias et ses déplacements en France ou à l'étranger sont passés au crible. Cédric Goubet et Emmanuelle Mignon, deux plumes de Sarkozy, rédigent des fiches pour donner de la cohérence aux réponses comme aux attaques. Elles sont transmises par Franck Louvrier, chef de la communication, aux membres du parti qui doivent s'exprimer dans la journée dans les médias. Plusieurs fois par jour, des communiqués tombent dans les rédactions via l'Internet pour dénoncer par exemple le «programme fantôme de Mme Royal» (Luc Chatel et Valérie Pécresse) ou l' «attaque du Parti socialiste sur la franchise» sur les actes médicaux (François Fillon).
«Pas à la hauteur». Tous les jours à 8 heures, les principaux porte-flingues de Sarkozy se retrouvent au siège de campagne de la rue d'Enghien autour de Fillon. Leur objectif : «Laminer Ségolène Royal et installer l'idée qu'elle n'est pas à la hauteur de la fonction.» Dans l'atrium du bâtiment de la rue d'Enghien, les visages les plus familiers de cette cellule de guerre sont les députés Patrick Devedjian, Dominique Paillé, Yves Jégo ou Eric Raoult, les porte-parole Xavier Bertrand et Rachida Dati, le ministre du Budget Jean-François Copé, le trésorier Eric Woerth ou les ex-ministres Alain Lambert et Michel Barnier. Nicolas Sarkozy lui-même vient parfois y faire un tour. Mais il se réserve surtout pour des «réunions d'analyse et de stratégie» autour d'un tout petit noyau de proches : son épouse Cécilia, Claude Guéant, son directeur de campagne, François Fillon et Brice Hortefeux. Pour l'heure, le candidat de l'UMP estime n'avoir aucun besoin de citer et d'attaquer encore sa rivale socialiste.
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Derrière ces larmes de crocodile, «personne ne pense pour autant que les choses sont pliées», comme dit Fillon. Et l'équipe mise en place pour riposter à la candidate du PS continue, deux fois par jour, à disséquer ses faits et gestes et à préparer formules chocs et argumentaires pour la contrer. Chaque matin et chaque soir, toutes ses déclarations publiques, ses interventions dans les médias et ses déplacements en France ou à l'étranger sont passés au crible. Cédric Goubet et Emmanuelle Mignon, deux plumes de Sarkozy, rédigent des fiches pour donner de la cohérence aux réponses comme aux attaques. Elles sont transmises par Franck Louvrier, chef de la communication, aux membres du parti qui doivent s'exprimer dans la journée dans les médias. Plusieurs fois par jour, des communiqués tombent dans les rédactions via l'Internet pour dénoncer par exemple le «programme fantôme de Mme Royal» (Luc Chatel et Valérie Pécresse) ou l' «attaque du Parti socialiste sur la franchise» sur les actes médicaux (François Fillon).
«Pas à la hauteur». Tous les jours à 8 heures, les principaux porte-flingues de Sarkozy se retrouvent au siège de campagne de la rue d'Enghien autour de Fillon. Leur objectif : «Laminer Ségolène Royal et installer l'idée qu'elle n'est pas à la hauteur de la fonction.» Dans l'atrium du bâtiment de la rue d'Enghien, les visages les plus familiers de cette cellule de guerre sont les députés Patrick Devedjian, Dominique Paillé, Yves Jégo ou Eric Raoult, les porte-parole Xavier Bertrand et Rachida Dati, le ministre du Budget Jean-François Copé, le trésorier Eric Woerth ou les ex-ministres Alain Lambert et Michel Barnier. Nicolas Sarkozy lui-même vient parfois y faire un tour. Mais il se réserve surtout pour des «réunions d'analyse et de stratégie» autour d'un tout petit noyau de proches : son épouse Cécilia, Claude Guéant, son directeur de campagne, François Fillon et Brice Hortefeux. Pour l'heure, le candidat de l'UMP estime n'avoir aucun besoin de citer et d'attaquer encore sa rivale socialiste.
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"Think of the Internet as a weapon on the table. Either you pick it up or your competitor does – but somebody is going to get killed." -- Michael Dell, Founder & CEO of Dell Computer


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