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LA MONETISATION DE L'INFORMATION
Je reprends et déforme ici le titre du dernier billet de Nicolas Moinet posté sur le blog de l'intelligence économique mercredi dernier. Il y décortique les coûts apparents liés à la recherche et à l'exploitation d'informations stratégiques. J'essaie pour ma part d'aller un peu plus loin en repoussant les frontières iréelles de la gratuité.
Le coût de l'information n'est pas toujours affiché
La démarche d'intelligence économique s'appuie sur le ciblage, la recherche, la collecte et l'exploitation de l'information nécessaire au décideur. La nature de cette information, son niveau de confidentialité, la sensibilité des acteurs investis sur le dossier sont autant de facteurs qui changent du tout au tout le périmètre d'une telle action. Et son coût. Car l'information a un coût, qu'elle soit blanche ou noire, gratuite ou payante, facile d'accès ou cachée. Les coûts directs engendrés par la démarche d'intelligence économique (logiciels, jours/hommes, ressources matérielles) sont ainsi bien souvent plus faibles que les coûts engendrés par les heures de planification, de réunions ou encore les appels inattendu à des prestataires spécialisés, bref, des coûts cachés mais utiles au bon déroulement du projet.
La rareté est belle mais chère
Le coût varie en fonction de l'information recherchée. Entre une information plus pu moins disponible, une donnée cumulée à l'échelle locale, continentale ou internationale, ou une action nécessitant des experts évoluant chacun dans leurs domaines, les coûts peuvent être multipliées par 10 ou 100. Si cette information permettra à l'entreprise cliente d'éviter un leurre, de conquérir un marché ou encore de racheter une entreprise, le jeu en vaut la chandelle, quel qu'en soit le prix. Telle est la loi de valorisation de l'information, dictée par sa rareté et sa difficulté d'accès. Une dernière chose : la croyance populaire voudrait que les informations se trouvent à 80% en libre accès, et n'engendreraient par là même que de faibles coûts d'appel à des prestataires en intelligence économique. C'est pourtant le contraire qui se passe, l'information précieuse étant d'autant plus rare pour l'entreprise comme pour ses concurrents.
Intelligence économique et budget, la méthode
L'intelligence économique a le vent en poupe et nombreux sont désormais les dirigeants d'entreprises à souhaiter se lancer. Premièrement, ils doivent comprendre que la démarche est importante et nécessite des moyens à la hauteur de leurs ambitions. Deuxièmement, si le retour sur investissement est légitime, le commanditaire devra l'envisager à moyen ou long terme et évaluer la performance sur des critères parfois plus qualitatifs que quantitatifs. On parlera ici de pertinence de la démarche et d'objectifs échelonnés sur plusieurs mois d'intervalles ; une méthodologie souvent éloignée des contraintes du business à court du terme, quotidien de nos têtes pensantes.
Et vous, qu'en pensez-vous ?
La démarche d'intelligence économique s'appuie sur le ciblage, la recherche, la collecte et l'exploitation de l'information nécessaire au décideur. La nature de cette information, son niveau de confidentialité, la sensibilité des acteurs investis sur le dossier sont autant de facteurs qui changent du tout au tout le périmètre d'une telle action. Et son coût. Car l'information a un coût, qu'elle soit blanche ou noire, gratuite ou payante, facile d'accès ou cachée. Les coûts directs engendrés par la démarche d'intelligence économique (logiciels, jours/hommes, ressources matérielles) sont ainsi bien souvent plus faibles que les coûts engendrés par les heures de planification, de réunions ou encore les appels inattendu à des prestataires spécialisés, bref, des coûts cachés mais utiles au bon déroulement du projet.
La rareté est belle mais chère
Le coût varie en fonction de l'information recherchée. Entre une information plus pu moins disponible, une donnée cumulée à l'échelle locale, continentale ou internationale, ou une action nécessitant des experts évoluant chacun dans leurs domaines, les coûts peuvent être multipliées par 10 ou 100. Si cette information permettra à l'entreprise cliente d'éviter un leurre, de conquérir un marché ou encore de racheter une entreprise, le jeu en vaut la chandelle, quel qu'en soit le prix. Telle est la loi de valorisation de l'information, dictée par sa rareté et sa difficulté d'accès. Une dernière chose : la croyance populaire voudrait que les informations se trouvent à 80% en libre accès, et n'engendreraient par là même que de faibles coûts d'appel à des prestataires en intelligence économique. C'est pourtant le contraire qui se passe, l'information précieuse étant d'autant plus rare pour l'entreprise comme pour ses concurrents.
Intelligence économique et budget, la méthode
L'intelligence économique a le vent en poupe et nombreux sont désormais les dirigeants d'entreprises à souhaiter se lancer. Premièrement, ils doivent comprendre que la démarche est importante et nécessite des moyens à la hauteur de leurs ambitions. Deuxièmement, si le retour sur investissement est légitime, le commanditaire devra l'envisager à moyen ou long terme et évaluer la performance sur des critères parfois plus qualitatifs que quantitatifs. On parlera ici de pertinence de la démarche et d'objectifs échelonnés sur plusieurs mois d'intervalles ; une méthodologie souvent éloignée des contraintes du business à court du terme, quotidien de nos têtes pensantes.
Et vous, qu'en pensez-vous ?
"Think of the Internet as a weapon on the table. Either you pick it up or your competitor does – but somebody is going to get killed." -- Michael Dell, Founder & CEO of Dell Computer

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