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COMMENT DEVENIR LOBBYISTE ?
Pierre-Antoine Rousseau dresse un panorama intéressant du "marché" du lobbying en Europe: trajectoires, métiers et formations. Il fait deux constats : le manque de "transparence" sur un marché encore assez confidentiel et la puissance des réseaux qui empêche le renouvellement des profils de lobbyistes. A ce propos, il détaille les principaux facteurs favorisant la carrière : Sciences Politiques, une expérience dans la Haute Fonction publique, un goût pour l'étranger ou encore une expérience dans une industrie influente. Ceci me paraît assez logique. Par contre, il me semblerait encore plus intéressant de se demander pourquoi la France dispose de si peu de lobbyistes influents à Bruxelles alors qu'elle jouit d'un des tous premiers réseaux diplomatiques au Monde...
Un certain profil est cependant privilégié : être issu d’une grande école, d’un Institut d’Etudes Politiques notamment ou d’une grande université belge par exemple (l’ULB, l’Université de Louvain ou le Collège de Bruges, etc.). Un cursus en science politique imprégnée d’études européennes, sanctionné par un diplôme de niveau master est la base comme l’illustre le seul classement à ce jour des formations européennes au lobbying pour l’année 2006.
D’autres facteurs viennent s’ajouter tels que la maîtrise de la langue anglaise. En effet, si les trois langues officielles sont l’anglais, le français et l’allemand, la pratique du lobbying se fait pour l’essentiel en anglais. Au sein de la « Babel bruxelloise », dans les corridors du Parlement européen aux 27 nationalités, la langue anglaise est la clef pour se faire comprendre comme l’écrit Sébastien Michon.
Aux connaissances européennes, s’ajoute la maîtrise de langues étrangères, à commencer par celle de l’anglais. En ce sens, un peu plus de la moitié des enquêtés ajoutent au moins une année d’études à l’étranger, essentiellement dans le cadre du programme d’échanges Erasmus. Ce programme constitue une ressource décisive pour entrer dans l’espace politique européen même si elle est extrêmement rare dans les espaces nationaux. Pour la France, moins de 1% de l’ensemble des inscrits de nationalités française dans l’enseignement supérieur au cours d’une année scolaire sont ainsi concernés.
Enfin, certaines expériences professionnelles favorisent inévitablement le recrutement : avoir été assistant parlementaire est un excellent pis-aller pour faire carrière dans le lobbying, de même qu’avoir occupé un poste administratif au sein de la Commission européenne. C’est la garantie d’une adaptation future aisée, d’un réseau préexistant et d’une potentielle expertise sur un secteur particulier. On peut s’en référer toujours aux propos de Sébastien Michon.
Une enquête sur les assistants parlementaires au Parlement européen a permis, entre autres, de mettre en évidence qu’une part non négligeable d’entre eux œuvraient dans la représentation d’intérêt à leur arrivée à Bruxelles et que nombre d’assistants poursuivaient leur carrière européenne en intégrant des structures et organisations de représentation d’intérêt. Il y a incontestablement une porosité forte entre ces deux types de postes de l’action publique, en particulier pour les jeunes entrants dans une carrière européenne qui enchaînent stage et contrats à durée déterminée et qui, en raison de cette précarité économique, sont relativement ouverts aux différentes opportunités professionnelles tout en restant fortement contraints dans leur choix.
En général, la carrière professionnelle au sein d’un groupe d’intérêt commence par un stage dont l’activité va de la veille juridique à la rédaction de communiqués de presse
IE-Lobbying
D’autres facteurs viennent s’ajouter tels que la maîtrise de la langue anglaise. En effet, si les trois langues officielles sont l’anglais, le français et l’allemand, la pratique du lobbying se fait pour l’essentiel en anglais. Au sein de la « Babel bruxelloise », dans les corridors du Parlement européen aux 27 nationalités, la langue anglaise est la clef pour se faire comprendre comme l’écrit Sébastien Michon.
Aux connaissances européennes, s’ajoute la maîtrise de langues étrangères, à commencer par celle de l’anglais. En ce sens, un peu plus de la moitié des enquêtés ajoutent au moins une année d’études à l’étranger, essentiellement dans le cadre du programme d’échanges Erasmus. Ce programme constitue une ressource décisive pour entrer dans l’espace politique européen même si elle est extrêmement rare dans les espaces nationaux. Pour la France, moins de 1% de l’ensemble des inscrits de nationalités française dans l’enseignement supérieur au cours d’une année scolaire sont ainsi concernés.
Enfin, certaines expériences professionnelles favorisent inévitablement le recrutement : avoir été assistant parlementaire est un excellent pis-aller pour faire carrière dans le lobbying, de même qu’avoir occupé un poste administratif au sein de la Commission européenne. C’est la garantie d’une adaptation future aisée, d’un réseau préexistant et d’une potentielle expertise sur un secteur particulier. On peut s’en référer toujours aux propos de Sébastien Michon.
Une enquête sur les assistants parlementaires au Parlement européen a permis, entre autres, de mettre en évidence qu’une part non négligeable d’entre eux œuvraient dans la représentation d’intérêt à leur arrivée à Bruxelles et que nombre d’assistants poursuivaient leur carrière européenne en intégrant des structures et organisations de représentation d’intérêt. Il y a incontestablement une porosité forte entre ces deux types de postes de l’action publique, en particulier pour les jeunes entrants dans une carrière européenne qui enchaînent stage et contrats à durée déterminée et qui, en raison de cette précarité économique, sont relativement ouverts aux différentes opportunités professionnelles tout en restant fortement contraints dans leur choix.
En général, la carrière professionnelle au sein d’un groupe d’intérêt commence par un stage dont l’activité va de la veille juridique à la rédaction de communiqués de presse
IE-Lobbying
"Think of the Internet as a weapon on the table. Either you pick it up or your competitor does – but somebody is going to get killed." -- Michael Dell, Founder & CEO of Dell Computer

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