VerbalKint\'s blog







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Depuis la publication de l'article "Les universités d'été sonnent la rentrée politique" jeudi dernier par le journal Le Monde la blogosphère est en émoi : des bloggeur et autres administrateurs de sites internet seraient invités à participer ou du moins assister aux Universités d'été des grandes -et moins grandes- formations politiques de notre pays. Cela étonne, cela choque, bref, provoque une vraie levée de boucliers.


BLOGS, POLITIQUE ET ELECTIONS PRESIDENTIELLES
Le mythe du bloggeur a la dent dure en France. Il doit dévoiler son identité, écrire quotidiennement, commencer des discussions et surtout avoir un avis précis et personnel. Donc aucune appartenance politique ne saurait être supporté.... Une vision totalement désuète du média internet et de la révolution que les blogs y provoquent.

Car le bloggeur n'est rien d'autre qu'un citoyen qui a tout autant le droit de s'exprimer que tout autre. Quand Loic Le Meur avoue sa sympathie pour Nicolas Sarkozy et en profite habilement pour gérer sa plate-forme de blogs, pourquoi lui en vouloir ? Quand Christophe Grébert clame son engouement pour la démarche de Domique Strauss-Kahn (qui lui-même dispose d'un blog, quelle idée de lui reprocher ? Les bloggeur français sont de plus influents, et représentent un levier de tout premier plan pour les formations politiques, qu'elles se situent dans la majorité ou dans l'opposition. Parmi les partis traditionnels ou les extrèmes. De plus, et c'est là le comble de l'histoire, le Politibuzz de Scanblog montre mois par mois à quel point les blogs censés appartenir à un camp peuvent traiter d'un autre. Et que fait-on des blogs à 50/50% ?

Réponse : on les invite aux Universités d'été. Que l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP), Union pour la Démocratie Française ou le Parti Socialiste invitent des bloggeurs pour parler d'eaux n'a rien d'étonnant. Ils ont parfaitement raison, même. Libre après aux bloggeurs de s'y rendre ou non, d'en blogger leur impressions ou non, et aux lecteurs de les lire.

Ces invitations font partie d'une prise de conscience globale de la politique française qu'internet ne constitue plus seulement un média à prendre en compte dans sa stratégie de communication mais bien un espace de discussion et d'influence de l'ensemble des influenceurs (stakeholders) de tous bords (électeurs, militants, journalistes, citoyens...).

Rédigé par Verbal Kint le 28/08/2006 à 12:32







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