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A L'HEURE DE BIG BLOGGER
27/02/2006Fouiller le passé des candidats, prestataires, clients ou même partenaires n'est plus tabou. De nombreux détectives, cabinets d'audit ou encore d'IE s'en font aujourd'hui une spécialité, usant du web et des blogs en particulier pour se constituer d'importantes banques de données et profils types relatifs aux activités passées comme actuelles de leurs cibles.
La cyberdétective américaine Cynthia Hetherington donne souvent des formations internes en entreprise. Récemment, une séance de travaux pratiques sur les blogs a semé la panique chez les huiles d'une entreprise. «Plusieurs dirigeants avaient des enfants à l'université, et je me suis mise à dénicher leurs blogs», raconte la fondatrice de l'agence Data2Know à Haskell, dans le New Jersey. Les cadres ont vite constaté que la jeune génération parade volontiers sur des blogs, ces carnets personnels publiés par millions sur le Web. «Je n'oublierai jamais la tête du directeur de la sécurité de la boîte en découvrant une photo de son fils à une soûlerie étudiante, un préservatif sur la tête», s'amuse la détective.
Qui plus est, Junior était en dessous de l'âge légal pour boire de l'alcool, fixé à 21 ans aux Etats-Unis. Cynthia Hetherington comprend la bouffée d'angoisse paternelle : «La photo est peut-être drôle aujourd'hui, mais que se passera-t-il pour ce garçon dans deux, cinq ou dix ans, quand un employeur potentiel tombera dessus au gré d'une recherche Internet ?»
Négligence. La détective fait référence à la probabilité d'un background check, une enquête de vérification des antécédents, très courantes aux Etats-Unis avant l'embauche d'un candidat. L'Amérique, secouée par le 11 septembre et les grands scandales financiers, tient à savoir qui elle emploie : en 2005, 81 % des entreprises disaient enquêter systématiquement, ou presque toujours, sur les candidats à l'embauche (contre 51 % en 1996, selon la Society for Human Resource Management, une association de 200 000 professionnels des ressources humaines).
Or, plus de la moitié des entreprises fureteuses ont recours à l'externalisation, confiant la tâche à des cabinets de détectives. Dans un cadre tout à fait légal (le candidat signe une autorisation), les enquêteurs vérifient quantité d'informations accessibles dans le vaste «domaine public» américain, via des bases de données sur l'Internet réservées aux professionnels. Le candidat traîne-t-il un casier judiciaire ou une condamnation pour vol ? A-t-il déclaré banqueroute ? Son parcours professionnel peut-il être confirmé en tous points ? Autant de choses à vérifier pour se protéger d'amendes fédérales (pour recrutement d'immigrés clandestins munis de faux papiers, par exemple) ou de procès pour negligent hiring (embauche négligente) qu'une secrétaire harcelée par un supérieur peut mener contre son entreprise. Les blogs permettent de savoir si leurs propriétaires utilisent souvent des gros mots, font des blagues machistes...
Libération
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Qui plus est, Junior était en dessous de l'âge légal pour boire de l'alcool, fixé à 21 ans aux Etats-Unis. Cynthia Hetherington comprend la bouffée d'angoisse paternelle : «La photo est peut-être drôle aujourd'hui, mais que se passera-t-il pour ce garçon dans deux, cinq ou dix ans, quand un employeur potentiel tombera dessus au gré d'une recherche Internet ?»
Négligence. La détective fait référence à la probabilité d'un background check, une enquête de vérification des antécédents, très courantes aux Etats-Unis avant l'embauche d'un candidat. L'Amérique, secouée par le 11 septembre et les grands scandales financiers, tient à savoir qui elle emploie : en 2005, 81 % des entreprises disaient enquêter systématiquement, ou presque toujours, sur les candidats à l'embauche (contre 51 % en 1996, selon la Society for Human Resource Management, une association de 200 000 professionnels des ressources humaines).
Or, plus de la moitié des entreprises fureteuses ont recours à l'externalisation, confiant la tâche à des cabinets de détectives. Dans un cadre tout à fait légal (le candidat signe une autorisation), les enquêteurs vérifient quantité d'informations accessibles dans le vaste «domaine public» américain, via des bases de données sur l'Internet réservées aux professionnels. Le candidat traîne-t-il un casier judiciaire ou une condamnation pour vol ? A-t-il déclaré banqueroute ? Son parcours professionnel peut-il être confirmé en tous points ? Autant de choses à vérifier pour se protéger d'amendes fédérales (pour recrutement d'immigrés clandestins munis de faux papiers, par exemple) ou de procès pour negligent hiring (embauche négligente) qu'une secrétaire harcelée par un supérieur peut mener contre son entreprise. Les blogs permettent de savoir si leurs propriétaires utilisent souvent des gros mots, font des blagues machistes...
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Rédigé par Verbal Kint le 27/02/2006 à 13:49
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VERBALKINT.NET, LE CLAP DE FIN !
24/03/2010 20:30 - Hugo -
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24/03/2010 18:49 - SylevieLeBars -
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18/03/2010 23:01 - Camille A -
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15/03/2010 14:12 - stephanie -
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15/03/2010 12:34 - Frederic Martinet -
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15/03/2010 09:03 - Hugo -
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15/03/2010 08:36 - S.deCampou -
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14/03/2010 22:22 - stephanie -
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13/03/2010 16:38 - Pierre-Antoine -
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13/03/2010 16:37 - Hugo
"Think of the Internet as a weapon on the table. Either you pick it up or your competitor does – but somebody is going to get killed." -- Michael Dell, Founder & CEO of Dell Computer


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