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En 2005, les politiques ont investi le web. En retard dans ce domaine depuis de nombreuses années, les hommes politiques français ont réagi sur le terrain de la communication en s'inspirant notamment des techniques utilisées par leurs confrères américains lors des dernières élections (cf ci-dessous). Prochain évènement à venir : le lancement du nouveau site de l'UMP et ses fonctionnalités avancées de fédération des adhérents.
Ca bouge dans la politique en ligne. Le 23 décembre dernier, le ministre de l'Intérieur et président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, a accordé pour la première fois, place Beauveau, un long entretien vidéo (un podcast vidéo) à un blogueur. Quelques semaines auparavant, ce sont près de 45 000 internautes qui avaient signé, en pleine crise des banlieues, la pétition de soutien au même Nicolas Sarkozy, lancée sur le site de l'UMP.
Un résultat spectaculaire pour une campagne de marketing politique en ligne qui n'aura pas vraiment vidé les caisses du parti politique. L'idée, originale, consistait, entre autres, à faire apparaître un lien publicitaire vers la pétition en question lorsque l'internaute tapait le mot « banlieue » dans Google. « L'achat de mots-clés sur Google Adwords qui redirigeaient les internautes vers le site de la pétition n'aura au coûté, au final, qu'à peine 40 000 euros, indique Arnaud Dassier, cofondateur de l'Enchanteur des nouveaux médias, l'agence de communication du parti politique. Accessoirement, 200 000 personnes sont venues visiter le site, dont 60 % étaient inconnues des bases de données de l'UMP. »
Après cette expérience, l'UMP va continuer à explorer, et à défricher, les nouveaux horizons de la communication politique. « Nous ne nous interdisons rien par principe. Car, en soi, une technologie n'est ni bonne ni mauvaise », explique Arnaud Dassier. C'est ainsi que le parti de droite, qui a été la première formation politique à recourir au vote en ligne pour ses élections internes, prépare pour février 2006 une nouvelle version de son site Internet.
Au programme un « centre d'action militante », vraisemblablement construit sur le modèle de ce qui se fait déjà aux Etats-Unis, où les sympathisants d'une formation politique fédèrent leurs énergies sur Internet avant de se retrouver dans la vie quotidienne. En France, quelques centaines d'internautes se sont déjà regroupés sur une plate-forme communautaire, Affinitiz.com, pour promouvoir une (encore officieuse) candidature à l'élection présidentielle de Nicolas Sarkozy.
Les stratèges de l'UMP ont, par ailleurs, imaginé des programmes de fidélisation et de parrainage destinés à récompenser les cyber-militants les plus méritants. Et, à l'horizon 2007, une Web TV diffusée notamment grâce à la téléphonie mobile de troisième génération. Egalement dans les cartons : un système d'alerte par SMS sur les passages dans les médias des principaux responsables du mouvement.
Il y a quelques mois, l'UMP avait mis en place une procédure directe d'adhésion en ligne. Celle-ci représenterait aujourd'hui près de 14 % des renouvellements de carte et des adhésions.
Pas d'adhésion en ligne à l'UDF
Dès le mois de janvier 2006, le Front national (qui travaille lui aussi à des projets de Web TV et de système d'alerte SMS) va emboîter le pas de l'UMP, en proposant à son tour une solution d'adhésion en ligne, indique Alain Vizier, directeur de la communication du parti d'extrême droite.
A l'UDF, pas question pour le moment d'adhésion en ligne. Un choix que Béatrice Pouyes, responsable du site Internet du parti centriste, justifie en affirmant que, a contrario des procédures d'adhésion traditionnelles, ce type de démarche ne permet pas, pour l'instant, d'obtenir un reçu fiscal pour déduire 66 % du montant de sa cotisation sur sa déclaration de revenus. Un désavantage financier que pourrait bientôt corriger la loi de finances 2006, actuellement en discussion au Parlement.
En revanche, et même si le projet ne date pas d'hier, une fédération Internet UDF devrait bientôt voir le jour. Elle devrait avoir des statuts identiques à ceux d'une fédération départementale physique. Quant à l'e-mail marketing, l'UDF confesse aussi quelques initiatives en la matière. Mais ses actions sont, en l'espèce, beaucoup plus discrètes. « Au lieu d'exploiter de très gros fichiers, nous préférons concentrer nos efforts sur des catégories socioprofessionnelles prédéfinies », tempère Béatrice Pouyes.
A gauche, le PS n'a pas répondu à nos questions sur le démarchage en ligne. Et, pour les Verts, il n'est absolument pas question de marketing politique. « Nous sommes contre la marchandisation de la planète et de l'être humain, explique Vincent Berville, responsable informatique du siège national des Verts. Et nous essayons d'appliquer cette éthique à nos activités Internet. »
Du côté du parti écologiste, comme ailleurs, la stratégie Web n'est en réalité que le reflet de la ligne politique de la formation.
01Net
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Un résultat spectaculaire pour une campagne de marketing politique en ligne qui n'aura pas vraiment vidé les caisses du parti politique. L'idée, originale, consistait, entre autres, à faire apparaître un lien publicitaire vers la pétition en question lorsque l'internaute tapait le mot « banlieue » dans Google. « L'achat de mots-clés sur Google Adwords qui redirigeaient les internautes vers le site de la pétition n'aura au coûté, au final, qu'à peine 40 000 euros, indique Arnaud Dassier, cofondateur de l'Enchanteur des nouveaux médias, l'agence de communication du parti politique. Accessoirement, 200 000 personnes sont venues visiter le site, dont 60 % étaient inconnues des bases de données de l'UMP. »
Après cette expérience, l'UMP va continuer à explorer, et à défricher, les nouveaux horizons de la communication politique. « Nous ne nous interdisons rien par principe. Car, en soi, une technologie n'est ni bonne ni mauvaise », explique Arnaud Dassier. C'est ainsi que le parti de droite, qui a été la première formation politique à recourir au vote en ligne pour ses élections internes, prépare pour février 2006 une nouvelle version de son site Internet.
Au programme un « centre d'action militante », vraisemblablement construit sur le modèle de ce qui se fait déjà aux Etats-Unis, où les sympathisants d'une formation politique fédèrent leurs énergies sur Internet avant de se retrouver dans la vie quotidienne. En France, quelques centaines d'internautes se sont déjà regroupés sur une plate-forme communautaire, Affinitiz.com, pour promouvoir une (encore officieuse) candidature à l'élection présidentielle de Nicolas Sarkozy.
Les stratèges de l'UMP ont, par ailleurs, imaginé des programmes de fidélisation et de parrainage destinés à récompenser les cyber-militants les plus méritants. Et, à l'horizon 2007, une Web TV diffusée notamment grâce à la téléphonie mobile de troisième génération. Egalement dans les cartons : un système d'alerte par SMS sur les passages dans les médias des principaux responsables du mouvement.
Il y a quelques mois, l'UMP avait mis en place une procédure directe d'adhésion en ligne. Celle-ci représenterait aujourd'hui près de 14 % des renouvellements de carte et des adhésions.
Pas d'adhésion en ligne à l'UDF
Dès le mois de janvier 2006, le Front national (qui travaille lui aussi à des projets de Web TV et de système d'alerte SMS) va emboîter le pas de l'UMP, en proposant à son tour une solution d'adhésion en ligne, indique Alain Vizier, directeur de la communication du parti d'extrême droite.
A l'UDF, pas question pour le moment d'adhésion en ligne. Un choix que Béatrice Pouyes, responsable du site Internet du parti centriste, justifie en affirmant que, a contrario des procédures d'adhésion traditionnelles, ce type de démarche ne permet pas, pour l'instant, d'obtenir un reçu fiscal pour déduire 66 % du montant de sa cotisation sur sa déclaration de revenus. Un désavantage financier que pourrait bientôt corriger la loi de finances 2006, actuellement en discussion au Parlement.
En revanche, et même si le projet ne date pas d'hier, une fédération Internet UDF devrait bientôt voir le jour. Elle devrait avoir des statuts identiques à ceux d'une fédération départementale physique. Quant à l'e-mail marketing, l'UDF confesse aussi quelques initiatives en la matière. Mais ses actions sont, en l'espèce, beaucoup plus discrètes. « Au lieu d'exploiter de très gros fichiers, nous préférons concentrer nos efforts sur des catégories socioprofessionnelles prédéfinies », tempère Béatrice Pouyes.
A gauche, le PS n'a pas répondu à nos questions sur le démarchage en ligne. Et, pour les Verts, il n'est absolument pas question de marketing politique. « Nous sommes contre la marchandisation de la planète et de l'être humain, explique Vincent Berville, responsable informatique du siège national des Verts. Et nous essayons d'appliquer cette éthique à nos activités Internet. »
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13/03/2010 16:37 - Hugo
"Think of the Internet as a weapon on the table. Either you pick it up or your competitor does – but somebody is going to get killed." -- Michael Dell, Founder & CEO of Dell Computer


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